:’-( Vous y étiez presque...

La banque allemande Deutsche Bank a récemment pris du parmesan en garantie d’un prêt. Fin septembre, elle a accordé au fabricant italien de fromages Ambrosi Spa un prêt de 27,5 millions d’euros et a en retour accepté comme garantie 125 000 meules de parmesan et de Grana Padano. Avec ce prêt, l’entreprise qui a réalisé en 2019 plus de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires souhaite construire une nouvelle usine de maturation pour ses fromages.

Expliquant être la plus grande banque étrangère d’Italie, la Deutsche Bank a justifié cette opération par le fait qu’elle souhaitait « aider » ses « clients à sécuriser et à développer leur activité », a fortiori en cette période de crise liée au Covid-19. Elle assure également que l’opération est sécurisée d’une part parce que le parmesan est un aliment qui se conserve longtemps et d’autre part parce qu’elle évalue entre 550 et 740 euros le prix d’une meule.

Si la garantie en parmesan est une première pour la Deutsche Bank, la banque italienne Credito Emiliano, plus souvent appelée Credem, recourt à cette pratique depuis 1953. Trois économistes de la Harvard Business School, une école américaine de management, avait étudié cette singularité dans un article publié en 2015.